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                                                                                       «Parti d'azur à trois pommes de pins renversée d'or
                                                                                                        et de gueules à trois besants d'or »


Monsieur Heidet Camille
Héraldiste
90850 Essert


                                          Essert, le 08 avril 2001
                                      à 
                                          Madame le Maire de Meroux.

Madame,

J’ai le plaisir de vous faire parvenir sous ce pli divers documents et explications concernant le blason de votre commune. Le blason est toujours vivant à l’ère atomique. Les signes mystérieux qui composent la science héraldique restent les compagnons tenaces des belles et bonnes choses qui agrémentent notre vie moderne : un antique blason orne souvent une vieille bouteille, une savoureuse boîte de chocolats. Il est peu de villes, de clubs sportifs, de régiments, de provinces, d’associations qui ne restent fidèles à cette science élégante, du blason que les vieux auteurs appelaient le noble savoir.
J’ai consulté l’histoire de votre commune, mes travaux ont permis de déterminer avec la commission son blason.
J’ai réalisé ces études à titre gracieux. Vous pouvez faire figurer officiellement ce blason dans les lieux et emplacements que vous désirez, en prenant une délibération du conseil municipal.
Veuillez agréer, Madame le Maire, l’expression de ma parfaite considération





Lecture Héraldique :
«Parti d'azur à trois pommes de pins renversée d'or et de gueules à trois besants d'or »
1er Parti d'azur à trois pommes de pins renversée d'or deux et une
2e Parti de gueules à trois besants d'or

Symbolique de la composition : Meroux a reçu sous Louis XIV, la première partie des armes en commun avec Vézelois.
La commission des archives départementales de la Préfecture de Belfort de 1957 à 1960 s’est penchée sur le problème des blasons des communes du Territoire de Belfort et a élaboré leur définition. Pour Meroux la commission décide d’y inclure le souvenir du prieuré et dans la 2e parti (3 besants), les besants représentant des pièces de monnaie.
Signification des couleurs du blason :
Azur (bleu): signifie en blason d’armoiries des vertus de justice. Et représente loyauté, louange, beauté, clarté, pureté, gentillesse et renommée.
Des sept planètes Vénus
Des douze signes le Taureau et la Balance
Des douze mois avril et septembre
Des jours de la semaine le vendredi
Des pierres précieuses le saphir
Des quatre éléments l’air
Des quatre saisons l’été
Des nombres quatre et neuf
Des métaux le cuivre
Gueules (rouge) : En blason d’armes des vertus signifie charité et représente une marque de haute magnanimité, vaillance, hardiesse
Des sept planètes Mars
Des douze signes le Bélier et le Scorpion
Des douze mois mars et octobre
Des jours de la semaine le mardi
Des pierres précieuses le rubis et le corail
Des quatre éléments le feu
Des quatre saisons l’automne
L’or : en blason d’armoiries des vertus il signifie foi, force et confiance pour marque de noblesse, richesse, bon vouloir, réconfort, hautesse, solidité, pureté, splendeur et perfection.
Des sept planètes, il représente le Soleil, le plus beau et noble luminaire, auquel sont comparé les justes, persévérants en la loi et la crainte de Dieu.

Le village de Meroux est construit au creux d’une petite cuvette entre Vosges et Jura. De son centre partent quatre routes en direction des points cardinaux, vers Belfort via Danjoutin à l’Ouest, vers Vézelois au Nord, vers Moval, Montbéliard à l’Est et enfin vers Charmois, Bourogne et la Suisse au Sud.
C’est un village très ancien. Il est cité dès le deuxième siècle. Il s’appelait alors Méroduim qui se transforma ensuite en Merlingen pendant les trois cent cinquante années où il dépendait de l’Autiche.
Au début du onzième siècle Meroux était très lié à la communes de Vézelois tant du point de vue religieux qu’administratif faisant ainsi non seulement partie de la même mairie, mais aussi de la même paroisse.
C’est à Meroux en 1093 que Renaud de Mousson Montbéliard et son frère Frédéric, premier Comte de Ferrette fondèrent  le prieuré bénédictin qu’ils donnèrent à l’abbaye Lorraine de Saint Michel en mémoire de leur grand- mère Sophie de Bar morte cette même année et enterrée dans l’église de cette abbaye dont elle était bienfaitrice et où reposait son mari, Louis de Mousson Montbéliard. Le prieuré de Meroux fut placé sous la protection de Saint Nicolas dont le culte ce répandit en Europe, à la suite de la transplantation de ses reliques à Bari (Italie) vers 1087. De ce prieuré on sait peu de choses. On ignore l’ampleur exacte des bâtiments. On possède seulement des indications concernant son emplacement au lieu dit «Au village sur le cloître»
Puis le «Vergier du Prioré». Il correspondrait à tout le secteur avoisinant la propriété de Monsieur Œuvrard Robert. De ce prieuré ne subsiste selon la tradition qu’une porte lourde et épaisse. Elle clôt actuellement le cellier de la ferme rénovée de Monsieur Bigeard Julien, située au 01 rue du Cloître. Nous savons que trente prieurs se succédèrent depuis sa fondation jusqu’en 1442 soit en 349 ans.
Les temps étaient difficiles, des conflits, des épidémies, la longue guerre de cent ans firent que le prieuré tomba rapidement en décadence.
En 1440, il ne restait qu’un seul moine. Il faut dire que ce prieuré était bien éloigné de l’abbaye mère Saint Michel de Lorraine. C’est pourquoi, en 1442, le concile de Bâle, par décret du Pape Félix V ratifié par Nicolas V, transféra tous les revenus du prieuré au chapitre des chanoines de l’église Saint Christophe de Belfort. Un décret précisait quels étaient en terres louées à bail sur Meroux, Bourogne, Moval, Leupe, Étueffont, Anjoutey et même Bonfol en Suisse. En échange de ce don, le chapitre de Saint Christophe engageait à célébrer une messe par semaine dans la chapelle du prieuré, mais les sacrements continueraient à être administrés à Vézelois. De ce prieuré la chapelle néanmoins subsista. On la retrouve au temps de la révolution et même jusqu’en 1819 au moment de la construction de la première église de Meroux (1824).
L’abbé Gentine qui fut curé de Meroux de 1869 à 1890 donne, sur un registre, quelques indications sur l’emplacement de cette chapelle. Elle devait se situer sur l’ancien cimetière. On retrouva des fondations de l’édifice lorsqu’on creusa les tombes des soldats allemands tués en 1870-1871.
Une première église fut construite à Meroux en 1824 sur la petite place devant la mairie actuelle, ancien presbytère mais dès 1870 elle était trop petite. De longs pour parlers aboutirent au bout de quinze ans à la construction de l’église actuel qui fut ignaugurée le 27 octobre 1887 après deux années de travaux.

                                                                     Camille HEIDET
Meroux et Moval ont été associé du 15 juillet 1972 au 01 janvier 1997. Le village de MEROUX est situé à 6 km au Sud-Est de Belfort, à une altitude moyenne de 360 m, 787 habitants au recensement de 2006 et 829 habitants au recensement de 2010. Son territoire d'une superficie de 885 hectares est traversé par les lignes de chemin de fer reliant Belfort à Delle et la ligne de TGV Rhin-Rhône (mise en service décembre 2011). La nouvelle gare Belfort- Montbéliard TGV a vu le jour à cette adresse : Lieu-dit les Cotets 90400 Meroux.  Cette vocation de carrefour ne date pas d'hier puisqu'à l'époque romaine le village était traversé par une voie secondaire reliant Mandeure au nord de l'Alsace. Des armes datées de l'âge du bronze et de l'âge du fer découvertes sur le territoire du village atteste la présence d'une activité humaine à l'endroit où allait se développer bien plus tard Merodurum.

Gentilé : Miroutain et Miroutaine